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Les Légumes de Tom est une ferme maraîchère située à Lasne-Chapelle-Saint-Lambert. La ferme s’étend sur 2 hectares : un hectare de maraîchage diversifié, commercialisé en auto-cueillette, et un hectare de verger bocager entouré de haies plantées en novembre 2024.

Enjeu: maximiser le taux de reprise des haies et limiter l’entretien

Lors de l’implantation des haies, la ferme fait face à des contraintes récurrentes : forte pression des adventices, besoin de conserver l’humidité au pied des plants, sols parfois compactés ou déjà enherbés, ainsi qu’une charge de travail importante durant les premières années d’installation.
Dans ce contexte, le paillage a été étudié comme levier pour améliorer la reprise des plants, réduire les besoins en entretien et favoriser le développement de la vie du sol. Le suivi porte principalement sur la comparaison de différents types de paillage et leur impact sur la reprise et la maîtrise de l’enherbement.

Pratique testée : mise en place de différents types de paillage au pied des plants

En 2024, les haies indigènes (aubépine, cornouillers, noisetier prunellier, sureau noir, viorne obier) et fruitières (framboisier, groseillier rouge, cassissier) a été plantées en double rang, espacée de 70 cm. Trois modalités de paillage ont été testées : paille de froment, fumier de cheval pailleux et plaquettes forestières.

Résultats et observations : enseignements des premiers essais

Les observations de terrain montrent que le paillage joue un rôle globalement positif dans l’implantation des haies, tant sur la reprise des plants que sur la gestion de l’enherbement et le maintien de l’humidité du sol. Parmi les modalités testées, la paille de froment se distingue comme la plus efficace. Elle permet une bonne vigueur des plants, limite fortement la concurrence des adventices et assure une meilleure résistance en période sèche.

Le fumier de cheval pailleux présente des résultats plus mitigés. Son efficacité semble limitée, vraisemblablement en raison d’une quantité insuffisante appliquée pour assurer un contrôle satisfaisant de l’enherbement. Les plaquettes forestières affichent quant à elles les performances les plus faibles dans ce contexte, en particulier sur l’ancienne prairie où la pression en adventices reste très forte.

De manière transversale, l’absence d’entretien au printemps a favorisé l’installation des adventices, sans toutefois remettre en cause le taux global de reprise des plants.

Enfin, les observations confirment l’influence du contexte pédologique et de l’historique de la parcelle : les anciennes prairies génèrent une compétition herbacée particulièrement intense, qui nécessite une couverture de sol plus efficace pour être maîtrisée.

Ces résultats confirment donc l’intérêt du paillage comme levier de sécurisation de l’implantation des haies, tout en soulignant que son efficacité dépend fortement du type de matériau utilisé et des conditions de mise en place.

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